Le réveil sonne et je l’écrase d’un coup de poing aussi bien placé que le juron qui m'échappe. J'éteint la télé devant laquelle je me suis endormi, puis me lève. Grattage des parties intimes de rigeur et direction la cafetière italienne. L’oeil hagard, la main hésitante et tremblante, je tente un café. Forcer la dose, ne pas renverser, ne pas se brûler comme à l'habitude. Arrêt pharmacie, passage aux toilettes. Allumer le pc, une cigarette. Se logguer. Relever les derniers comments. Grommeler devant certains, sourire à d’autres et commencer pépère un petit tour de mes favoris. Puis doucement penser à une vague idée. Ouvrir word et rester béa une bonne dizaine de minutes, la bave au coin des lèvres. Taper, douter, effacer. Refermer word en jurant. Bon, c’est pas encore aujourd’hui que tu le pondera ton super post. Mais, ça fait déjà quelques lignes honorable pour cette période creuse. Toujours ça que les bochs n’auront pas, comme disait ma grand-mère. Reste plus qu'à tuer le temps car, toujours sans boulot, je tourne en rond comme un lion en cage.