j’ ai fait d’étranges découvertes ces derniers mois. Ainsi, j’ai vu fuir des gens, des amis de longue date. Triste constat : Les problèmes, ça purge. Tout les gens à qui t’avais osé dire : «ça va mal». s’en sont parti tout seul, comme disparu par magie. Bon il y en a, ça ne m'a pas étonné outre mesure, mais d'autres qui ont brillé par leur lacheté m'on laissé sur le cul. Ainsi va la vie.

Et puis, heureusement, ici (ils se reconnaitront) comme IRL, il y a tous les autres, ceux qui s’inquiètent, qui t’appellent, t’invitent. Des vrais gens quoi, avec des vrais sentiments dedans. Qui te prennent pour ce que tu es, sans morale à cinq sous.

Parce que la morale, c’est vraiment bien la dernière chose dont j’ai à foutre pour le moment. Il me faut du concret. Du travail, des sous et de nouvelles fréquentations. Car, la déprime aidant, on frôle le cancer de l’humour, avec métastase du bon sens, atrophie du second degré et une fois l’autodérision est atteinte, c’est la phase finale. Je ne jure plus de rien. On se ment à soi même, on tente en vain des dernières vannes, pour se hisser péniblement au niveau d'un Bigard ou d'un Lagaff, mais en pire. C'est dire.

Ca s’attrape comment un cancer de l’humour ? oh, c’est prevers. Ca progresse pernicieusement. En se renfermant sur soi d'abord, puis en ne fréquentant que des gens pas drôle, en tournant en cercle fermé. En même temps, je l’ai cherché. Mea culpa, stupido, stupido,stupido.. Mais, attention, je ne me plaint pas, je me soigne. Car il existe des thérapies plus ou moins efficace. Et elles sont nombreuses : Relire « vivons heureux avant de mourir » de Desproges à dose quotidienne. Se retaper l’intégrale des monthy python en une nuit, relire calvin et hobbes aux chiottes, ou à défaut (en version générique) un bon vieux garfield. Mais pour bien suivre sa cure à fond, le remède ultime, c'est voir des gens, des vrais, des drôles pour, qui un bon prout caca valent autant qu’un bon non sens british. Acompagné du bon gros rouge qui tache de rigeur. Avis aux amateurs.