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vendredi 30 mai 2008

Droixhe encore (interlude).



Le son : Edith Frost - just a friend.

Wavreumont - "The jerohm monastic tour 08". Chaptrer 2 : "The revenge".

Vous aimez les champignons ? Torse nu, Ministry à fond dans le casque, Devil's rejects sous-titré anglais sur le portable et une pharmacopée adéquate. Me voilà allongé peinard. J'ai changé la place du lit pour profiter de la vue. On frappe à la porte, j'ouvre à contre cœur. , je ne vois d'abord rien puis baisse lentement les yeux pour tomber sur l'hôtelière(seule femme à bord), petit voutée, l'œil torve. Elle entreprant, avec le peu de vocabulaire en sa possession, et visiblement troublée quasi nudité, par ma panse à bière sutrout, de me raconter une sombre histoire de car hollandais et de place à libérer au plus vite. A demi mots, je comprend que je ne suis plus le bienvenu. Je tente alors de lui rappeller l'option que j'avais mise, en début de séjour, sur deux jours supplémentaires et sur mon souhait de prolonger ce si agréable déjour. Son visage se durcit, un frisson me parcour l'échine: « il n'y a pas d'autres solutions envisageables ». (le même ton que « Sarah Connor ? Texto). Je me fait virer. Clair.

Sont-ce mes discours légèrement gauchisants tenu lors des vaisselles, est-ce mon look (fraîcheur de cabines arrière de camion kenworth, route 66 ?) - à ce propos : je porte une moustache à la Lemmy pour l'instant et mes cheveux dépasse de quelques centimètres de ma casquette, maman-, ou bien est-ce mon absence aux offices, à moins que ce soit mon appareil numérique, je suis parfois peu discret quand je prend des clichés. Bref, rien de cela n'a du plaider en ma faveur. J'ai pas du faires une impression épatante, je suppose.



Autroprotré faché
à la louche et à l'air con.


Après un bref mais intense conciliabule, Je me retrouvai avec une heure devant moi pout trouver un véhicule Liège-Malmédy, mon barda sur le dos (sac photo, sac à dos, trépied, bouquins...). J'ai trouvé une voiture (merci Jean !) et suis parti. M'offrant fielleusement le luxe de lui demander combien je lui devait avant de faire volte-face bet, drapé dans mon honneur, parti rsans payer. (j'avais pris soin de laisser deux billets anonymes dans la boîte à suggestion. Je suis quelqu'un de bien, je me tue à vous le dire). D'alleurs; ils n'ont rien osé me réclamer : petit signe qui ne trompe pas.

Mais là où, attention, l'on touche au sublime, on l'on frôle le premier prix de conservatoire avec larmes du jury. J'ai eu droit à un adieu prenant, une de ces mimique défaite. Championne toute catégories du sourire hypocrite et du serrage double main adéquat, genre « revenez quand vous voulez !». Elle devrai la faire homologué sa pose. Ou donner des stages peut-être.

Vous allez adorer les champignons. Je me voyais mal, tout seul; moisir au milieu de toute cette dizaines d'illuminés, repliés sur eux-mêmes, tous ces repentants mortifiés, ces grenouilles de bénitiers sexagénaires à la prostate récalcitrante et ce pendant quartes mortelles journée? La nuit,à la limite, ça aurai pu le faire. Les ténèbres et les ombres des ténébreux couloirs valaient leurs pesants d'or. Le bâtiments vétuste à souhait avec ses long galerie bordées de portes à la numérotation fantaisistes (la 302 côté de le208 ? ). Mais c' était cher payé pour me la rejouer « Shining » (je le loue quand je rentre, je matte mes photos.... reste plus qu'à trouver un tricycle, une hache et une porte d'occasion).

NDLR : On naît liégeois ou on ne l'est pas. Et se faire virer avec classe, c'est une de nos marques de fabrique. Renseigner-vous. De vrais emmerdeurs par ici).


Texte édité le 1juin à 6h.


jeudi 29 mai 2008

Revoir ses ambitions à la baisse.



Le son : Gry - Princess crocodile.

mercredi 28 mai 2008

Wavreumont - "The jerohm monastic tour 08."


On n'est pas chez les rigolos ici :
ni kermesse, ni fancy-fair ou autre foire aux boudins .


Mais j'avais juste VRAIMENT besoin de repos, de glande productive (s'ennuyer ferme, reprendre le stylo, l'appareil, me promener... s'occuper de moi, simplement). Alors, pourquoi pas ? Seule grosse contrainte à mon goût : les repas à heures précises et en silence : écouter le chapitre en mangeant et respecter ce calme religieux si chère aux moines .Un silence épais et palpable qui englobe tous les couloirs froids et les moindres recoins de cette vénérable demeure, jusque dans tes lourds sommeils . Durant le « festin ». (beurre, crème et oeufs ont leurs place de choix) On se regarde mastiquer. On médite sur la qualités de cette côtelettes de veau ou la saveur particulière de ces haricots crème. Des signes cabalistiques désignent : « passe moi le beurre », ou « serre moi un verre d'eau » . Je me trouve vite largué à ce petit jeux. Je comprend chaque fois bœuf pour vache, me contentant de sourire stupidement en tendant le plat de patates à un moine qui me tend son verre. Juste avant d'enfin s'asseoir, debout avec les autres retraitants devant ma chaise, les mains jointes, le regard baissé vers mon assiette vide... Mon petit doigt me susurre à l'oreille que 1. le petit joint de tout à l'heure -tu sais, celui qui donne de l'appétit- tu aurai pu attendre ce soir, que 2. le thermos de café (1,5l ) outre le fait qu'il nécessite la proximité immédiate de sanitaire, ne se mélange que peu ou pas avec ces putains d'anxiolytiques et que 3. tu es toujours sous diazepam -combien t'en a pris ???.

Pendant un instant, je suis à Vegas. Au côté d'Edwward S. Thomson, dans la file d'attente du Flamingo, en plein congrès des procureurs du pays. (Ou es mon putain d'avocat ?) Heureusement, j'ai arrêté les substances psychédéliques exotiques et autres psychotropes expérimentaux depuis un temps certains, voir un certain temps. Mais là je perd progressivement pied. Au milieu de ce recueillement de hypocrite de pacotille. On fait juste que de manger là, non ? Boosté par un système nerveux dopé, je finis par m'asseoir, non sans avoir marmonné en cœur et dans ma moustache une sorte de bénédicité étrange auant qu'indéchifrable.

Le but du jeu : tenter de coordonner mes gestes. Je n'ose imaginer s'il fallait parler, je n'en mènerai pas large. Je serai le diable sorti de sa boîte, chargés comme un Lemmy (dont j'ai adopté la moustache) avant un concert de bikers au fin fond de l'Alabama. Je m'entend déjà pérorer sur les concepts fondamentaux de la théologie, du créationnisme, de la fornication originelle. Riez. Je pourrai même fort bien avoir l'air convaincant (note pour plus tard :penser à se reconvertir en prêcheur). Mon t-shirt, humide, auréolés de taches de sueur, me colle à la peau. Je suis Foooort bien. Ca plane Bertrand. Je regarde benoîtement ( uhuh ) les autres convives. Qu'est-ce que je fous là !?

Benoîtement, c'est l'exact l'adjectif qui convient à ce genre d'endroit, au genre de personnages qui errent dans ces lieux. (ndlr > synonymes de Benoîtement : sournoisement, doucereusement, hypocritement... ).

D'énormes gouttes perlent sur mon front, et la contemplation de mon assiette, à son comble, ne m'est plus d'aucune aide. Les légumes semblent s'éviter, précautionneusement, séparés par un no-man's land d'un blanc de faïence immaculée. Sait-on jamais ce qui arriverai s'il se touchaient ? Se mélangeaient ? Ce vert contre cette orange ? A quel sorte de mutant aurions nous à combattre ? La viande interviendrai-t-elle ? ou resterai-t-elle fidèle à sa neutralité légendaire ? Du haut de ces protéines et de son cholestérol.

J'en suis à cette ébauche d'une prometteuse nouvelles sur la guerre des mondes , version légumineuses, qu'une voix de ténor retentit : « (...)Le frère coupable d'une faute grave sera privé tout à la fois de la table commune et de l'oratoire. Aucun frère n'aura avec lui ni relation ni entretien. Il restera seul à l'ouvrage qui lui est enjoint, demeurant ainsi dans le deuil de la pénitence, et méditant cette sentence terrible de l'apôtre(... )» Le chapitre. Ça continuera dans le même accabit une heure durant. Jusqu'à plus faim. Bdes fois c'est Brahms ou Chopin. Pas de chance aujourd'hui.

Surtout, ne pas céder à la parano. Fixer la nourriture. Mâcher lentement. Déglutir sans grimaces. Ne pas écouter le chapitre, qui vire sur la fin vers une apologie de l'abstinence. Je me mord les lèvres. Retiens un rire, m'étouffe. . **Tousse** , **Tousse** . Je gigote sur ma chaise, me fait un peu remarquer. J'ai l'impression qu'il y a un néon rouge qui clignote sur mon front « bzzz-je suis mort fait, bzzz-je suis mort fait, bzzz-je suis mort fait-bzzz... »

Quand j'ose enfin lever les yeux à la recherche d'une carafe d'eau, je reconnaît immédiatement mon voisin de palier, Cought ! Plutôt jovial, il est vrai, la petite quarantaine grisonnante et rondouillette. Il se trouve être l'aumônier de l'aile psychiatrique de la prison de Lantin. Nous avons eu l'occasion, d'ailleurs, de disserter plusieurs fois, entre deux portes, sur son « métier ». Sur l'aliénation et sur les divers traitement. Un érudit de la question qui parut aussi étonné de la pertinence de mes interrogations. Oups.

Là, il arbore le visage radieux et l'air réjouit d'un spectateur du premier rang à un spectacle de transformiste loupé. Ne perdant rien de ma déliquescence ni du misérable spectacle que lui offre mon visage tordu et ruisselant.

L'odeur douceâtre de l'herbe magique flottant dans le couloir du premier n'a pas du passée inaperçue. Son grand sourire et ses yeux pétillants de malices me disent : « Pas facile, hein ? Quand ont est chargé ?».(NDLR : les aumônier peuvent avoir les yeux pétillants de malices, a contrario des moines, des prêtres et des bonnes sœurs, pour qui le rire est un effort consenti avec une parcimonie de vieux grippe sous). Je caricature ? A peine.

Il doit en avoir vu d'autres me dis-je. Je réussis à me détendre. Et ses quelques vannes, d'une qualité toute ecclésiastique, auxquelles je répond en riant d'un air entendu; efface toute velléité de fuite avant la fin du repas.

Enfin à l'aise, je me jette goulûment sur mon plat. Il y a une chose sur laquelle je ne cracherai jamais sur l'existence de ces satanés moines, c'est leur bouffe : Plat, entrée, dessert, gougouilles au goûter et accès au frigo la nuit. Le tout à volonté. Régime s'abstenir. Deux moines sont affectés à cette tâche. C'est à dire que toute leur journée vie est dévolue à ça. Et ils s'en sorte plutôt bien, les bougres. Leur surcharge pondéral en certifie...

Le ventre rempli et la peau du ventre bien tendu, digestion oblige, je regagne ma cellule chambre adopter la position horizontale qui s'impose. Un peu de musique, une bière... Ah non.

à suivre....

mardi 27 mai 2008

Les plats de jour.

Drew Kelly.

Joshuah Hofine.

Usefull how-to books.

Patrick Madigan.

25togo. Clâsse.

Eavo.

EeEeeeEErRRkK.

Vidéos.

Lucy and Bart.

On avait dit...


Des bonnes soeurs et des pucelles... ?
Le monastère de Brialmont, hier soir.
Spéciale dédicace au premier substitut.


lundi 26 mai 2008

Commencer par bien nettoyer devant sa porte.

Ce n'est qu'après que l'on sort la Louisville slugger Laser 30 " de son étui en cuir.


Le son : Black Betty - Ram Jam


dimanche 25 mai 2008

Interlude.

Et non, je ne deviens pas mystique.


Le son : Underground Resistance - sonic destroyer.
(convaincu ?)



vendredi 23 mai 2008

Et pendant ce temps, derrière le monastère...


Vue de l'entrée...




Vue du dedans...



Au fond du parc, il y un petit cimetière entouré d'une haute haie avec un portique fermé d'une porte en bois brinquebalante . Un vrai décor de films d'horreur de série Z sur les dauphins vampires. Je n'ai su prendre que ces quelques clichés durant la journée. Le recul étant si réduit que les photos ne rendent absolument pas le côté sinistre de l'endroit.

J'y suis évidement retourné lanuit (de pleine lune qui plus est). Mais pas assez de lumière, même en 1600 iso. C'est d'autant plus con qu'une épaisse brume à fendre à la hache viking envelopait la place. Bon, c'est vrai, j'ai pas fait mon téméraitre, je ne suis pas vraiment rester à flaner dans le coin... Bref, pour les gothiques à la manque amateurs éclairés : une très sépulcrale atmosphère et un climat flippant à souhait. Trois étoiles vaut le détour.




Le son : Fink - Tale from black.



NDLR : Aucun bloggeur connu n'a subit de sévices durant le séjour.

jeudi 22 mai 2008

La tannière du coyote.


Pas à me plaindre. Si ce n'est de la qualité du café léophilisé. EeEaaArk.
Par contre la bouffe : clââsse.


Le son : Gary Jules - Mad world.

mercredi 21 mai 2008

De notre envoyé spécial de Wavreumont...


Euh non ... rien de spécial.


Le son : Sylvain Chauveau - Blasphemous rumours.

mardi 20 mai 2008

Afterehab' aka "Quelques jours à la campagne".


Je suis ici pour le moment.
Oui, ça fait peur. Tout ce vert et pas de connexion. Brrr.


Sinon, ci-dessous, la liste non exhaustive du matériel requis pour afterehab' réussie. (Je me vois bien rédiger un numéro de "Que sais-je". Genre : "Réussir son retour sur terre", des idées pour un titre ?) :

Un nikon D80 ( +2 carte 2GB + trépied), Un Asus (le premier qui dis bite a perdu) A7Nx 17 pouces et des rawettes, un casque audio sennheiser, Les accu et chargeurs divers, 1 cahier à rayure a4 relié à la toile, 1 cahier style brouillon papier recyclé, 1 bic, 1 stylo, un feutre, unn crayon 2B, une gomme, Un canif suisse modèle (scie, boussole, cure dents..), Un cd "Les voix du parti commmuiniste français (1920-1994)" pour s'endormir, 3 paquet de coockies « new yorker », 3 paquet de « choco duo », 1 boîte de cafè soluble « corsé », 1 saucisson à l'âne, 1 réveil qui fait TIC TAC (pour pas manquer les repas - en silence soit dit-en passant), 3 boîte de maquereau sauce moutarde, 1 pack de 6 bouteille de ACE, 1 paire de chaussures de randonnées, 1 paire de nike, 1 paire de savates, shampoing, brosse à dent, gel douche et une serviette de bain taille xxxxl, une douzaine de livres ("Le syndrome d'Almodovar" de Antoni Casas Ros, "L'épopée du buveur d'eau" de John Irving, "Trois dollars" d'Elliot Perlman, "Suite française"d'Irène Némirovsky, "Le dernier pour le route" d'Hervé Chabalier...), 1 sac de couchage, Une clé USB 2GB, MON oreiller, une panoplie de fringues oscillant entre Miami et Lhassa ET des cotons tiges à manche en bois.

Pas de night shop, pas d'alcool, pas de coke, pas de putes de l'est. Juste un peu de benzo. Je sais... ;) ET des cotons tiges à manche en bois.

Compte rendu asap.



Le son : Portishead - the rip.


samedi 17 mai 2008

Rehab'08

Ok, c'est bon, je cède à la mode, une fois n'est pas coutume. Je lâche du lest, j'me repose, j'me mets au vert, j'osmose de l'oreiller, je fossilise du cortex et mets à baigner mes neurone dans le formol. Mon voisin de chambrée, Pete, m'a l'air d'un sacré zozo, mais rien à côté de l'Amy de l'étage du dessus, qu'est-ce qu'elle peut gueuler ! Bon, allez, je file. Je veux une bonne place dans la file de la pharmacie. Des fois qu'on me chourerait mes benzodiadépine.

I'm back in town soon, baby.