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dimanche 27 novembre 2005

Une étincelle dans le brouillard.



-où ça ?
- là-bas, imbécile !


Dans notre vie sociale (si vous en avez une bande de geek), il y a de ces rituels bien rodés et immuables : la sortie de fin de we. Et chaque semaine, nous trouvons que ce soir, ça va être LE grand soir, le plus important de l'année à nos yeux, tout peut se passer. Alors on prend un bain avant, ou l’on de pomponne, on abuse sur le gel. On vérifie jusqu'à la dernière minute notre aspect dans le miroir du corridor. Bref, ces soirées où l’on sent qu’il va se passer quelque chose. Que c’est enfin LE grand soir. C’est maintenant ou jamais. Mais au fond de nous, On sait que c’est toujours ce sera une de plus ou il ne se passera rien.

Par contre, parfois, nous sortons un peu au hasard, pas vraiment frais, après une journée de boulot ; avec juste l’envie de décompresser entre copains. De faire ressortir un peu nos bas instincts. La tenue se relâche et l(on est vraiment détendu. C’est dans ces moments réels d’abandon, ou l’on laisse couler le temps que se passe souvent, un petit miracle, comme une étincelle. Une rencontre, quelques mots échangés, et tout s’illumine en un soir. C’est nouvel an, votre anniversaire, plus noël en un soir.

Aussi fugace soit ces moments, ils vous font repartir de bon pied, le cœur léger et plein d’allégresse pour la nouvelle semaine qui s’annonce. Maintenant, la question que tout va monde se poser : c’est qui ? C’est Quand, c’est Où ? Explique, bon dieu ! Non. Enfin, oui, J’ai passé un très bon week-end. Mais Je le garde dans ce petit coin à souvenir de mon esprit, avec mes premiers amours, ma première tenue d’astronaute, et les souvenirs de vacances d’enfance format carte postale. Je ne voudrai surtout pas l’abîmer ou l’écorner.


le son : isolée - beau mot plage

vendredi 25 novembre 2005

Des idées noires ?



Manger des poires ....



le son : David Byrne & Balanescu Quartet - the model

jeudi 24 novembre 2005

Putains d'insomnies.

J'en ai profité pour remettre la gallerie enfin à jour.Et par la même occasion l'appartement, c'est dire si je ne dormais pas.


le son :nouvelle vague - in a manner of speaking

lundi 21 novembre 2005

Animateur de vaisselle.



Lorsque je m’occupe d’une vaisselle, je suis toujours très absorbé, d’autant que celle-ci etait à classer dans la catégorie historique. Deux semaines que ça marinait. Je me débattais, grattant les restes putréfiés et poilus au fond de plats antédiluviens. Quand j’eu une illumination (une de plus, aller vous me dire, mauvaise langues), je fixais l’éponge avec le regard de Christophe Lambert dans greystoke, tout en prononçant un : EUREKA tonitruant. Des siècles d’histoires de l’art me contemplaient. Je m’explique.

Je pensais : à chaque tâche son éponge, divisons les en trois catégories grossière :

- la première catégorie d’éponge : les tampons jex, qui absorbe d’un côté et qui gratte de l’autre, très précise pratique, doux et absorbant d’un côté, mais peu agréable de l’autre, c’est le côté pratique qui veut ça.

- Suivent les bonnes grosses. Style, lavage à grandes eau (pour une grosse voiture, une trèèès grosse voiture, un tank), excellente capacité d’absorption et grande surface d’opération.

- puis viennent Les « vraies »éponges naturelles, celles qui servent dans nos salles de bains. Tellement douces et soyeuses que l'on en abuseraient.

Partant du principe que l’artiste est une éponge. Ce problème est récurent chez toutes âmes (un tant soit peu) artistes. cette l’hyper sensibilité : c'est un don tout autant qu'un un cadeau empoisonné car ils captent, déchiffrent, s’inspirent à longueur de temps. Nous pourrions ranger bon nombre d’artiste dans l’une de ces trois catégories. Je m’explique. Un artiste absorbe donc tout au long de sa journée, de sa vie. Il ressent tout, plus que les autres. Beaucoup de choses à ingurgiter, pour pas en rendre grand-chose finalement. Tous ces sentiments, impressions, appréhensions qui s'accumule tout au long de la journée finissent par former un conglomérat d’idées qui finira par moisir sur pied, faute de pouvoir les exprimer. Il faut chaque jour -c'est essentiel- trouver le moyen de rendre tout. Parfois en vain, parfois avec succès. Parfois avec joliesse, parfois pas du tout.Vous avez déjà pris en main une vieille éponge toutes humide ? Nous y sommes ! Ça ne sent pas bon.

Faut s'en servir et le plus souvent possible. Pour mon part, ( Parfois je préférerai être né handicapé du sixième sens, prendre tout au premier degré. Travailler comme ré assortisseur chez aldi et aller à l'entraînement tous les we, surtout pour la troisième mi-temps, au lieu d’avoir cette stupide aussi petite soit elle- sensibilité) j'écris, je photographie, je dessine, je me disperse. Mais il reste toujours un fond de malaise : Un goût d’inachevé. C’est ce fond de non rendu qui, parfois,donne cette affreuse odeur d’humidité. Mais je m’égare, Récapitulons :Quel rapport avec le éponges ? C’est évident pourtant...

- la première catégorie, c’est l’artiste opportuniste, à deux facettes, qui sait se montrer doux et être acide à la fois. Faire de belle choses,tout en restant choquant.

- la deuxième, c’est l’artiste « grosse louche », peut-être mon préféré. Il ne s’encombre de rien, son œuvre est gigantesque et tranquille. Il discours sur son œuvre comme on parlerai d’une recettes de sauce bolognaise. Il a néanmoins un bon coup de patte, peut-être mal affûté, mais qui ne manque pas de charme.

-le troisième, l’intrépide (air connu) chipote pendant des heures, prend mille précautions, dans son œuvre comme dans sont discours. Pour en fin de compte, le dilué dans ses mièvreries et son icommensurable désir de plaire.


Pfiou, pondre tout ça en une vaisselle (plutôt hardue, je vous l'accorde). J'ai, c'est clair, des prédispositions. Et tant que j'y suis, autant faire partager mes conneries élucubrations avec tout le monde. Pourquoi ne pas m'en faire un job ? Invitez moi faire vos vaisselle et écouter mes théories, je fait ça pour presque rien. Et ça épatera la gallerie. Je mets même (moyennant supplément tout de même) la tenue de soubrette si necessaire…La prochaine fois je vous raconte le gand nettoyage de la salle de bain.


Edit : Si quelqu'un se reconnaît dans une de ces catégories, qu'il me le fasse savoir, de même que si l'on m'y reconnaît.... euh .... hum ... merci


le son : Number of the beast, Iron Maiden.

jeudi 17 novembre 2005

Jusqu'au bout... peut-être.



Lendemain de veille. Ecriture automatique, sous influence. Après un sommeil sans rêve, réveil tragique des sens. Quatres jours de rinçage de gueule à la gnôle pas cher. Ça entame son homme, même les plus vaillant. Dans pareil cas, on tente bien de rassembler une ou deux idées à coucher sur le papier. Effort suprême, torture ultime, on pousse l’expérience un peu plus loin, on force le stylo bille, quelques premiers mots jetés à la dérobée, au hasard. Sans s’avouer le sens que l’on va leurs donner. La page est blanche, une main ferme vous pressent les entrailles. Angoisse. Ecrit ! C’est la mémoire qui fait d’abord défaut, seule de vagues flashs reviennent, rien de très glorieux. La couche " médocs maison " n’a sans doute rien amélioré. Que du contraire : l’esprit se trouble d’avantage, même l’élocution devient plus qu’hasardeuse, les raisonnement plonge dans un loufoque de boulevard. Néanmoins le stylo s'emballe, frénétique.

Bribes de souvenirs. Ce we, j’exposais pour la première fois. J’avais toujours fantasmé sur cette espèce de coté dandy qui consistais à être déchiré le soir de son vernissage. C’etait très chic dans mon esprit malade. Pour le coup, c’était vraiment très réussi, je trouve. Point positif, en bien comme en mal, on ne vous rate pas. Et, sans vous rendre compte, vous vous retrouver au centre d’un groupe qui suivent vos éthyliques divagations avec intérêt. Mes propos incohérent faisait recette, même si j’en voyait bien un ou deux qui ricanaient. Je m’en foutais royalement, ce soir je serais l’artiste maudit et mon œuvre incompréhensible aux profanes. Je me consumerais, jusqu’à mourir jeune et d’une mort violente -s’il le faut -pour compléter la panoplie. S’il le faut seulement.

mercredi 16 novembre 2005

Cancer premium.



j’ ai fait d’étranges découvertes ces derniers mois. Ainsi, j’ai vu fuir des gens, des amis de longue date. Triste constat : Les problèmes, ça purge. Tout les gens à qui t’avais osé dire : «ça va mal». s’en sont parti tout seul, comme disparu par magie. Bon il y en a, ça ne m'a pas étonné outre mesure, mais d'autres qui ont brillé par leur lacheté m'on laissé sur le cul. Ainsi va la vie.

Et puis, heureusement, ici (ils se reconnaitront) comme IRL, il y a tous les autres, ceux qui s’inquiètent, qui t’appellent, t’invitent. Des vrais gens quoi, avec des vrais sentiments dedans. Qui te prennent pour ce que tu es, sans morale à cinq sous.

Parce que la morale, c’est vraiment bien la dernière chose dont j’ai à foutre pour le moment. Il me faut du concret. Du travail, des sous et de nouvelles fréquentations. Car, la déprime aidant, on frôle le cancer de l’humour, avec métastase du bon sens, atrophie du second degré et une fois l’autodérision est atteinte, c’est la phase finale. Je ne jure plus de rien. On se ment à soi même, on tente en vain des dernières vannes, pour se hisser péniblement au niveau d'un Bigard ou d'un Lagaff, mais en pire. C'est dire.

Ca s’attrape comment un cancer de l’humour ? oh, c’est prevers. Ca progresse pernicieusement. En se renfermant sur soi d'abord, puis en ne fréquentant que des gens pas drôle, en tournant en cercle fermé. En même temps, je l’ai cherché. Mea culpa, stupido, stupido,stupido.. Mais, attention, je ne me plaint pas, je me soigne. Car il existe des thérapies plus ou moins efficace. Et elles sont nombreuses : Relire « vivons heureux avant de mourir » de Desproges à dose quotidienne. Se retaper l’intégrale des monthy python en une nuit, relire calvin et hobbes aux chiottes, ou à défaut (en version générique) un bon vieux garfield. Mais pour bien suivre sa cure à fond, le remède ultime, c'est voir des gens, des vrais, des drôles pour, qui un bon prout caca valent autant qu’un bon non sens british. Acompagné du bon gros rouge qui tache de rigeur. Avis aux amateurs.

mardi 15 novembre 2005

Une insultante condescendance.



Ca vous est déjà arrivé. ça nous est tous déjà arrivé. Au nightshop, chez le garagiste, avec le vigile du coin... Nous sommes parfois bien malgré nous obligé de deviser. Statistiquement du beau (mauvais temps) le plus souvent. Ce n’est pas une sinécure en soi. Le problème vient que certains usent et abusent de formules abs connes dans leurs dialectiques d’êtres primaires. Je parle de ces surnoms bizarres : « chef », « grand », ou « mon petit gars ». Je tiens ça en horreur, j’ai immédiatement les cheveux qui se dressent sur la tête. Leurs auteurs, croient t il que par leurs subtiles nominettes que leur insultante condescendance nous donne l’illusion d’un rapport sympathique.

Cet état des choses nous ramène directement à un rapport inégal de maîtres à sous-fifre ? Une sorte d’inversion des rôles. L’interlocuteur se positionne immédiatement dans une position « supérieure ». « Tu es en position de force, mais sache que je le sais et te le fait savoir » Pourquoi ?

Bonne question, merci de ma l’avoir posée. En des temps immémoriaux dont nul n’a plus le souvenir, se trouvais un vieux sage qui possédait le don de … hum. Je mégare.

Pourquoi « chef » ? Parce que je commande et paie ? Pourquoi « grand » ? Mon physique de grande perche filiforme te gène-il tellement fort que tu te sentes obligés de me le répéter sans cesse ? Pourquoi « mon, petit gars » ? Sache que je ne suis le petit gars de personne et surtout pas de toi. Dans gars, il y a garçon, enfant. Ce qui signifie une sorte de puérilité, d’inanité. Etat dont tu ne me sembles pas encore sortis pour proférer de telles âneries à mon encontre.

Mais si tu prenais le temps, jeune blanc-bec (oui, toi, le vendeur de clope d’en bas) ; j’ai un prénom, un joli prénom, si tu ne le connaît pas demande le moi. Sinon, je veux du monsieur, s’il te plaît. A la limite, du jeune homme, mais du haut de ma trentaine de balai, tu ne duperas personne. A bon entendeur ...

dimanche 13 novembre 2005

Thanxx god, it's friday.



jeudi 10 novembre 2005

Le rituel secret du super post.



Le réveil sonne et je l’écrase d’un coup de poing aussi bien placé que le juron qui m'échappe. J'éteint la télé devant laquelle je me suis endormi, puis me lève. Grattage des parties intimes de rigeur et direction la cafetière italienne. L’oeil hagard, la main hésitante et tremblante, je tente un café. Forcer la dose, ne pas renverser, ne pas se brûler comme à l'habitude. Arrêt pharmacie, passage aux toilettes. Allumer le pc, une cigarette. Se logguer. Relever les derniers comments. Grommeler devant certains, sourire à d’autres et commencer pépère un petit tour de mes favoris. Puis doucement penser à une vague idée. Ouvrir word et rester béa une bonne dizaine de minutes, la bave au coin des lèvres. Taper, douter, effacer. Refermer word en jurant. Bon, c’est pas encore aujourd’hui que tu le pondera ton super post. Mais, ça fait déjà quelques lignes honorable pour cette période creuse. Toujours ça que les bochs n’auront pas, comme disait ma grand-mère. Reste plus qu'à tuer le temps car, toujours sans boulot, je tourne en rond comme un lion en cage.